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Fréquences et rééducation : Tomatis et Guberina

L'Oreille Électronique de Tomatis et les appareils SUVAG de Guberina utilisent tous deux les fréquences pour transformer la perception et la production vocale.

Deux méthodes, deux appareils, un même principe : les fréquences au service de la rééducation

La méthode Tomatis et la méthode Verbo-tonale partagent un point commun essentiel : elles utilisent toutes deux des appareils électroniques pour modifier la fourniture auditive et transformer l'émission vocale.

L'Oreille Électronique et les appareils SUVAG

L'Oreille Électronique, inventée par Tomatis dans les années 1950, filtre les fréquences sonores pour stimuler sélectivement les cellules de l'oreille interne. Elle utilise des filtres passe-bas et passe-haut pour créer des contrastes sonores qui « réveillent » l'oreille.

Les appareils SUVAG (Système Universel Verbo-tonal d'Audition Guberina), développés par Guberina à partir de 1954, jouent un rôle similaire. Ils permettent de travailler sur les « fréquences optimales » de chaque son de parole, en amplifiant sélectivement les bandes fréquentielles où le sujet présente des déficits.

Le principe des contre-réactions audio-vocales

Tomatis a formulé ce principe en 1957 devant l'Académie de Médecine de Paris : « Si on modifie l'audition d'un sujet, sa voix se modifie automatiquement ». C'est ce qu'il appelait les « contre-réactions audio-vocales ».

Guberina a observé le même phénomène dans ses recherches sur la surdité : en modifiant la perception auditive par les fréquences optimales, la production vocale se transforme automatiquement. C'est le fondement de la « correction phonétique » dans la méthode Verbo-tonale.

Les fréquences optimales : un concept commun

Tomatis a démontré que chaque fréquence sonore a un effet spécifique sur le cerveau. Les hautes fréquences (2000-8000 Hz) stimulent le cortex et procurent de l'énergie, tandis que les graves (20-500 Hz) provoquent des mouvements corporels et une dépense énergétique.

Guberina a identifié que chaque son de parole possède une « fréquence optimale » de perception. Pour le /i/ français, c'est autour de 2500 Hz ; pour le /u/, autour de 500 Hz. En travaillant sur ces fréquences, on peut corriger les erreurs de prononciation et améliorer la perception auditive.

Les deux méthodes convergent donc vers le même principe thérapeutique : la stimulation sélective des fréquences permet de transformer la perception et, par conséquent, la production.

Applications thérapeutiques communes

Les deux méthodes sont utilisées pour :

  • La rééducation de la surdité (sourds profonds et malentendants)
  • La correction phonétique (apprentissage des langues étrangères)
  • Le traitement des troubles du langage (dyslexie, bégaiement, aphasie)
  • L'amélioration de la communication en général

Cette convergence thérapeutique confirme que les deux méthodes, bien que développées indépendamment, reposent sur des principes neurophysiologiques fondamentaux identiques.